Après ce qui, au regard de l’histoire, restera à jamais comme la grande branlée du 29 novembre, mes perspectives d’avenir s’orientaient plutôt vers un suicide à la graisse d’oie. Ah, se laisser doucement confire dans un caisson sensoriel empli de la graisse salvatrice de l’animal béni des dieux, le corps oint d’ail et de fines épices. Enfants, mangez, ceci et mon corps. C’est rien que du bon gras, sans cholestérol. Et, surtout, les oreilles judicieusement obstruées par des bouquets de persil afin ne plus jamais avoir à entendre les inepties scandées par cette droite que l’on dit décomplexée.
Des centaines de millions de Français ont vu une apparition à la télévision. Probablement le retour du Christ sauveur sur terre. Ah, non c’était Oskar. Ou alors c’est le Petit Rhin de tonton Narcisse qui monte rapidement à la tête.
En Valais, on a pas de pétrole mais on a des idées. Du moins certains Valaisans. Prenez par exemple le publireportage du Nouvelliste du jour sur la cave à vin Giroud. Une exemple de savoir-faire valaisan. Le problème est simple. Les crétins de consommateurs de pinard n’achètent pas le vin à 20 francs. Dominique Giroud a une solution cohérente : augmenter le prix à 75 francs. Même à la haute école commerciale de St-Gall, on y avait pas pensé. Faut dire que chez les académiciens, on applique les modèles économiques néo-classiques de l’Homo oeconomicus qui voient dans le consommateur un être rationnel, dans un marché efficient. Et ben non. Tout faux. Giroud est en train de montrer de manière insidieuse que le libéralisme, c’est de la merde. (Lire la suite…)
L’initiative xénophobe sur l’interdiction de construire des minarets en Suisse a atteint son objectif. Les adeptes du clash des civilisations peuvent être fiers avec leur campagne qui a entretenu un climat de haine et de peur. S’il est clair qu’un débat sur la place des religions dans notre société devait avoir lieu, il est aussi clair que l’initiative de l’UDC n’allait pas dans ce sens. On ne débat pas en stigmatisant l’Autre et en entretenant des peurs irrationnelles avec des arguments totalement biaisés. (Lire la suite…)
Le 29 novembre prochain, une initiative faisant un peu moins de bruit qu’une autre sera votée par les citoyens suisses, il s’agit bien sûr de l’initiative « pour l’interdiction d’exporter du matériel de guerre ».
En lançant cette initiative, le GSsA avait l’espoir d’exposer au grand jour la face bien sombre de notre économie et d’ouvrir enfin le débat sur la question de la morale et du business. Or le débat n’a pas eu lieu – et n’aura vraisemblablement pas lieu. En tout cas pas en Valais. Morceaux choisis :
Calomnions, calomnions, il en restera toujours quelque chose. Nous ne sommes pas sûrs que les jeunesse UDC du Valais Romand aient beaucoup lu Beaumarchais mais ils ont le mérite d’appliquer à la lettre ses préceptes.
Leur dernière trouvaille pour se faire remarquer : la production d’une vidéo intitulée « Ne laissons pas l’islam gagner« . Vidéo postée sur youtube et d’autres sites communautaires et qui a été censurée très rapidement. Passons outre l’habituelle propension à créer dans l’esprit des téléspectateurs une confusion entre islam et fondamentalisme. La vidéo est constituée essentiellement d’extraits d’émissions TV dont un documentaire de France 2 sur le salafisme. (Lire la suite…)
La radio nous l’a annoncé ce matin, le ministère public appuyé par quatre courageux et valeureux citoyens relancent la plainte pénale contre Marcel Maurer qu’un juge un peu hâtif et certainement pas assez PDC avait classée sans suite. Qu’a-t-il donc bien pu se passer entre le Président nouvellement élu et son beau-papa pour que les vaillants élus PDC se réveillent de leur torpeur post-branlée de douze et montent aux barricades comme un seul homme? Renseignements pris (on est géographiquement plutôt bien placé), nous sommes en mesure de clarifier certains éléments.
Il est à noter, une fois de plus, que le Valais sait s’exporter. Après l’exportation de goitreux, d’abricotine Morand, de vin rouge, de vin blanc, de williamine, d’eau-de-vie de pommes, d’eau-de-vie de plantes, d’abricots et de viande séchée, c’est notre concept bien rodé de « népotisme» qui fait fureur à l’étranger.
Jean Sarkozy, 23 ans, encore en deuxième année de droit à la Sorbonne, et cela depuis 4 ans, vient d’être nommé à la tête de l’EPAD qui gère l’aménagement du quartier des affaires de la Défense à Paris. Position jugée suspecte tant il est vrai que la connivence entre milieu immobilier parisien et caisses noires de partis fut des plus ténue par le passé. Il fut même un temps où la pose d’une brique était facturée à des milliers d’Euros pendant que des morts votaient à la mairie de Paris. En Valais, pas question de morts, au contraire. Comme le révèle la plaisanterie, nous possédons les fonctionnaires les plus rapides du monde : le boulot au service des contributions se termine à 17h00 et à 16h30, le fonctionnaire est déjà sur son parchet de vigne à Ormône, sulfateuse au dos afin d’atomiser la pernicieuse oïdium, tant honnie des vignerons du cru. (Lire la suite…)
(…) dans un drame où chaque peuple joue sa vie,
il faut que les hommes de cœur aient le courage
de voir les choses en face et de les dire avec franchise.
Charles De Gaulle, Discours du 8 juillet 1940
Mardi 6 octobre 2009 : un homme s’est levé, un homme qui a dit « non» . Un discours vif comme un éclair fendant la torpeur du ciel sur la vallée du Rhône, un soir calme d’été. Que dis-je, un cri puissant, un appel désespéré mais dont la provenance ne trompe personne. C’est bien la voix d’un leader, d’un homme d’exception, du bon berger du troupeau, paternaliste, charismatique, opiniâtre. On sent là derrière la prestance d’un Grand. L’appel du 18 juin, De Gaulle. Ich bin ein Berliner. Jean Monnet. Le panthéon, Malraux. Wollt Ihr den totalen Krieg ? Berlin. La marche du monde. Tryphon Tournesol est un zouave. 6 fois ! Le grand Strateger ! Grégory Logean ! Grégory Logean ? Oui, Grégory Logean ! Il s’est levé. Un mauvais rêve. En sueur, gueulant : « les musulmans, les sénégalais coupe-coupe, les musulmans ! Ils veulent couper le bouton de tata Josiane !» Des pensées entremêlées, qui roulent au corps, jusqu’à l’éclatement pendant la lecture de Nydegger. La fin de l’Occident avec un grand « O» , Soldat Louis dans le haut parleur. (Lire la suite…)
L’AFP nous expliquait, il y a de cela quelques jours, la tragédie épique des abeilles post-modernes : « des colonies entières d’abeilles s’évanouissent dans la nature et ne rentrent pas chez elles, laissant leur reine se débrouiller quasiment seule dans la ruche abandonnée.»
Personnellement je connais bien le problème. Pas que j’aie des abeilles mais, ça m’arrive aussi de me réveiller le dimanche matin dans le lit de coiffeuses blondes rencontrées lors de soirées eighties « fuck me party» et de leur faire croire que je vais chercher des croissants et que je serai là dans les 10 minutes. Les naïves ! D’ailleurs, message personnel, Sandy (prononcez-le à l’américaine), si tu nous lis, le 006 n’est pas l’indicatif téléphonique du Bas-Valais, je ne suis pas trader à la city de Londres, ni l’impresario de Georges Clooney . Nananère.
L’analogie est brillante (ho ho ho) mais ne s’arrête pas là. Parce que le véritable problème des abeilles, ce ne sont pas les pesticides comme voudraient le faire croire nos talibans de l’écologie, mais c’est bien le constructivisme et l’athéisme. Oui, le constructivisme et l’athéisme. Parfaitement. Pour les apidés et pour moi. Idéologies gauchisantes qui font perdre tous les repères sociétaux et moraux aux créatures de Dieu et les déboussolent au point de brouiller le sens des priorités de ces dernières. La pollution mentale induite par ce phénomène pousse les créatures terrestres à préférer la chaleur des îles au travail martial de la ruche et à la loi naturelle. La disparition de la crainte de l’enfer, d’Alastor et des ses compères à cornes a favorisé des paradigmes destructeurs. Mais écoutons plutôt l’avis d’un apiculteur qui tente de briser la spirale du défaitisme inoculée par les mondialistes dégénérés lucifériens (etc) et qui a un avis raisonnable là-dessus :
Fernand, érotico-sataniste qui s’est librement inspiré de confrères