Parce que dehors il fait pas beau, que vous avez déjà visité 15 fois ce mois-ci la fondation Gianadda, que vous n’avez pas l’excuse de devoir aller acheter des cigarettes ou que vous prétextez une grève des CFF pour ne pas vous payer l’adaptation théâtrale de Bastien Fournier, que vous êtes fauchés comme les blé et ceux qui le travaille, que le bistrot du coin a pris feu ou pour toutes autres raisons et prétextes prêtant à rester chez soi, il y a une solution : visionner le Théma d’Arte sur les dégâts de la privatisation :
Ah le salon de l’auto ! Ca me fait plaisir de voir que le matérialisme effréné et la transitivité économique n’ont pas encore eu raison de notre planète. En effet, de belles âmes sont prêtes à débourser 14 francs pour aller mater des voitures dans une halle où faire 3 mètres à pied relève de l’exploit tant il y a de monde. Pour 3 francs 50 j’ai aussi droit à un défilé de belles carrosseries, avec une bière offerte : il suffit de se poser sur une terrasse de la Place du Midi et d’ouvrir les yeux. C’est parce que moi j’ai suivi des cours d’économie politique et que je sais que l’utilité marginale de 14 francs est bien supérieure à l’utilité marginale de 3 francs 50, hein !
Avec 14 francs, tu pourrais en faire des choses intéressantes . Comme par exemple assister à un spectacle comique au stade de Tourbillon avec les Mickey à Tintin. Payer un mois de loyer pour sa société d’import/export moldave à la rue des Remparts 10 à Sion chez Paul-André Roux. Ou alors couvrir les frais de construction d’un minaret en papier mâché dans son jardin. Lire le reste de cet article »
Est-ce que l’UDC respecte la concordance? Voilà une question qu’elle est bonne. Après tout, la concordance est une tradition séculaire dans la politique suisse. Ne pas la respecter, dénoterait une non-volonté flagrante d’intégration à la culture de ce pays.
Eh bien, après un long travail d’investigation, sortezdemachambre.ch peut y répondre: c’est non. Une preuve parmi d’autres se trouve sur le site de l’UDC hérémensarde. Leur président y écrit: «si l’UDC Hérémence n’aurais jamais créé un vrai débat au sein de la commune, nous n’en serions pas là aujourd’hui.»
Et voilà! Encore un triste exemple de la prose belliqueuse de l’UDC, accusant les autres politiciens d’être des incapables et les traitant comme des adversaires, plutôt que de les voir en partenaires. C’est dommage, car ce n’est pas comme ça que l’on fait avancer les choses. Et en plus, il y a une faute dans le texte de l’UDC. Il fallait écrire: «si l’UDC Hérémence n’aurait…».
Croquignol
Il m’est venu à l’esprit en découvrant ce lundi votre prose philosophique et le compte-rendu partial que vous donnez de deux interventions de présidents de partis que, peut-être, nous n’avions pas été assez clairs sur certains éléments et qu’une rapide et limpide mise au point s’imposait donc.
Dans « Metropolis» le roman d’anticipation qui donnera naissance au chef d’œuvre de Fitz Lang, l’héroïne, Maria raconte à Freder, le héros, l’histoire de la Tour de Babel et le fossé qui s’était creusé entre les mains et le cerveau du projet lors de sa construction. « Entre les mains et le cerveau, c’est le coeur qui doit être le médiateur» finira-t-elle par affirmer. À l’état du Valais, il semblerait que les mains et le cerveau ne soient pas du tout connectés. C’est du moins l’interprétation de la rédaction du Nouvelliste et du rédacteur en chef adjoint Jean-Yves Gabbud (oui, oui encore lui. On va finir par s’en lasser) sur ce qui est nommé « affaire de l’A9″.
Quiconque a déjà travaillé dans une administration étatique aura vite compris qu’il est très peu probable que les fonctionnaires inquiétés n’eussent pu faire cela sans un ordre du chef de service ou du Conseiller d’État. Surtout à partir du moment où il n’y avait pas une volonté d’enrichissement personnel, comme ça serait le cas dans cette affaire. Ou du moins il est difficile d’imaginer qu’il y ait quelqu’un dans la structure hiérarchique qui n’était pas au courant. L’opposition valaisanne (UDC et PS) a raison de s’inquiéter de cette possible dérive en parlant de « procès de lampistes» . Et d’ailleurs, dans un cas où ces pratiques se seraient faites sans assentiment hiérarchique, comme le relate le Nouvelliste, il faut le dire clairement: le chef de service et le Conseiller d’État ont été particulièrement incompétents et portent la faute politique de l’affaire. Des sommes de plusieurs dizaines de millions de francs en jeu qui seraient gérées par des subordonnés sans droit de regard: il y a de quoi s’inquiéter de la structure de l’office incriminé et du fonctionnement de la chaine de commandement. Lire le reste de cet article »
Petit florilège commenté des occurrences google su lagreu.ch pour le mois de février 2010. En gros pour les béotiens, il s’agit des mots-clé tapés sur google par les internautes pour atterrir sur ce blog :
- Les socialistes valaisans sont des vieux cons. -> Surement un membre du parti qui connait visiblement bien la vie interne du PSV.
- Pascal Décaillet nu -> Une idée de Michel Chevrolet et de Léman Bleu pour leur nouvelle émission de télé-réalité locale?
- la rim dans les poémes -> Voir sous « Omofonie litérrère» .
- uli windisch galabru même combat -> Une indication pour la sortie cinématographique d’un prochain « Le Gendarme contre le politiquement correcte» . Lire le reste de cet article »
Encore un magnifique éditorial dans le Nouvelliste du jour. Passons sur les affirmations péremptoires du début : « Pour une fois, un débat sur une question sociale peut se baser sur des faits et non seulement sur une idée philosophique.» Éternelle ritournelle tactique qui tente de faire croire qu’il y aurait une gestion politique vidée de toute idéologie et purement technique. Je pensais au moins que les journalistes avaient remarqués que tout fait social est interprétable. Enfin bon, je ne suis pas journaliste et je pense qu’il doit s’agir d’une méthodologie inspirée de la fameuse « sociologie sans idéologie» venue tout droit de la faculté des sciences économiques de l’université de Genève…
Passons sur les expressions utilisées par notre second rédacteur en chef-adjoint favori. Des expressions terribles comme « envoyer au travail« . On n’ose quand même pas croire que Jean-Yves Gabbud puisse sous-entendre par là que les personnes à l’aide sociales soient des fainéants qui adorent survivre et qu’il faudrait les obliger à travailler… Certainement un « enculage» de mouches de ma part, qui, n’étant pas un homme de lettre, pensais naïvement qu’employer les termes « aider à la réinsertion professionnelle» pouvait être moins dégradant pour les personnes visées. Ou alors c’est encore la « sociologie sans idéologie» qui veut que les les mots n’aient pas de sens. Je ne sais pas, je ne suis pas journaliste et mauvais sociologue. Lire le reste de cet article »
Mais en qui et pour quelle raison notre rédacteur en chef préféré a-t-il bien pu se déguiser lors du cortège de carnaval?
a) En tout mignon Dominique Giroud pour pouvoir monter tout nu sur le char d’Alpagai?
b) En brillantissime Slobodan Despot pour éditer le plus grand recueil de blagues Carambar du monde?
c) En ravissante Sonia Bellemare pour rigoler?
d) En une étiquette de l’extraordinaire Jérôme Rudin pour dégoûter les convives et rafler tous les petits fours lors du prochain vernissage aux caves Giroud?
e) En un poème du génialissime Oskar Freysinger parce qu’il a confondu avec Halloween?
f) En une initiative parlementaire du jeunissime Philippe Nantermod pour faire chier les bons types qu’ont pas d’boulot?
Vos réponses, ainsi que vos noms, prénoms, adresses, tailles, poids, couleurs des cheveux, goûts vestimentaires, musicaux et culinaires, âges et professions sont à adresser avant le 2 mars 2010 à minuit (cachet de la poste faisant foi) sur carte postale au Grand Café de la Grenette, rue de l’Énorme-Pont 26, 1950 Sion.
Le tirage au sort qui déterminera le bienheureux gagnant se déroulera sous contrôle d’huissier.
Des scientifiques ont mené, depuis 2005, une étude sur la qualité du sperme des militaires suisses. Et il y a une heureuse surprise : les militaires valaisans ont le foutre mauvais et risquent donc moins de se reproduire que les jurassiens et fribourgeois.
Ainsi, pour carnaval, fête païenne et impie s’il en est, l’évêché du diocèse de Sion n’a pas hésité à faire appel à nos troupes d’élite afin de garnir les bancs désertés par les fidèles, partis s’aviner sauvagement dans quelque troquet infâme et dégradant. Il renoue du même coup avec une bien belle habitude qui s’était un peu perdue.